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Ah-Young Son - "I Saved The Fish"

http://isavedthefish.bigcartel.com/

« Notre identité est d’aimer, de sauver, de partager et d’éterniser à travers la mode en vous offrant des pièces durables, intemporelles, pures et éthiques.» Voilà le but de "I Saved The Fish", une ligne de vêtement à pièce unique lancée en 2016 par Ah-Young Son, jeune créatrice de mode.

Peux- tu en quelques phrases, nous présenter le concept  d'I.  Saved  The Fish ?

 

Pour commencer, le poisson me ramène à mon identité, c’est vraiment ce qui me représente. Ensuite, j’aime le verbe I Saved (« j’ai sauvé »), je pense que nous avons tous été sauvé par quelqu’un ou quelque chose; c’est donc notre rôle de sauver et de nous entraider. Le concept d'I Saved The Fish est de redonner vie à des vêtements déjà utilisés, abandonnés pour en créer de nouveaux. C’est aussi un moyen l'opportunité aux clients de créer leur casquette, t-shirt, ou autre.

D’ où t’ es venue cette idée de recycler des vêtements?

 

À l'origine je personnalisais beaucoup mes propres vêtements, j’aimais vraiment ce côté "pièce unique". Et un jour j’ai eu un entretien avec une personne qui m’a demandé ce que je voulais faire plus tard. Je lui ai répondu que j’aimerais beaucoup voyager, peut-être même travailler dans l’humanitaire. Et à ce moment-là, il a été surpris que je ne mentionne pas la mode, Il m’a alors  demandé  pourquoi ? Je lui ai répondu que je connaissais le milieu, la surproduction, qu’il fallait du financement, des contacts. Je réalisais que c’était impossible pour moi vu mon manque de moyen. Cette personne m’a encouragée à me concentrer essentiellement sur ce que je savais faire. À partir de ce moment-là, je me suis fixée le dessin. J’avais des vêtements, du fil, des aiguilles et je suis me suis lancée.

Comment se sont déroulés tes débuts ? De la publication du compte  Instagram aux premières commandes.

 

Au début de I Saved The Fish je travaillais en tant qu'indépendante, j’ai commencé a tester ma nouvelle marque sur les réseaux sociaux afin de voir comment les gens allaient y répondre. Au démarrage il y avait principalement des likes, et des petits commentaires. Et de fil en aiguille, une femme avec qui je travaillais m’a contactée en me demandant si je voulais participer à un événement au grand magasin parisien Les Printemps, la Vogue Fashion Night.

En parlant de cette soirée, quel a été ton rôle, étais-tu en collaboration avec d'autre créateur ?

Cette dernière qui m'avait contactée s'avérait avoir une amie qui travaillait pour la Maison Gérard Darel. Elle lui a parlé de moi et de mon travail, c'est ainsi que j'ai collaboré avec cette maison pour une soirée. Mon rôle était de personnaliser les vêtements de la clientèle; ces personnes étaient vraiment heureuses de pouvoir se dire « c'est mon manteau, mon chapeau : ça m'appartient !»

Concernant ta clientèle, comment arrives- tu à retranscrire leurs attentes ?

 

Les clients me contactent directement pour la personnalisation de leurs vêtements ou des pièces que je leur propose. Je prends vraiment un moment pour discuter avec eux afin d'en savoir plus sur leur personnalité et leur goût. Grâce à cet échange, je découvre leur histoire  et  cela m'inspire pour créer une pièce unique comme eux.

Tu  mentionnes dans la description de ta marque que 10% de ton chiffre d'affaire est reversé à des associations humanitaires. Pourquoi cet engagement ?

J'ai toujours eu un cœur pour l'humanitaire. Quand on regarde le monde aujourd'hui, on se rend compte que l'injustice est croissance constante. Dans mes différents voyages, j'ai vu des choses qui m'ont poussée à agir. Je sais que je ne peux pas changer le monde  mais  avec  I Saved  The  Fish  je  veux pouvoir apporter quelque chose. C'est pour ça que je me suis engagée auprès de l'ONG A21 Campaign qui lutte contre le trafic humain.

Est-ce que le lancement de ta marque a été pour toi un dépassement de soi ?

Un dépassement de soi ? - rire- Je n'y serais pas arrivée seule. Je dirais oui ! Certes, l'idée de la marque a été la mienne, mais passer à l'action et rendre la marque publique n'aurait jamais été possible aussi rapidement sans soutien. J'ai tellement de personne en tête à remercier que la liste serait beaucoup trop longue.